Vous vous lancez en freelance et vous ne savez pas combien facturer ? Ou vous exercez depuis un moment, mais vous avez le sentiment de travailler beaucoup pour gagner trop peu ? Dans les deux cas, le problème est souvent le même : un TJM mal calibré.

Le taux journalier moyen est le pilier de la rentabilité d'un freelance. Trop bas, vous travaillez à perte sans vous en rendre compte. Trop haut sans justification, vous ne signez plus. Et pourtant, la plupart des indépendants fixent leur tarif au doigt mouillé, en se calant sur ce qu'ils voient passer sur les plateformes ou en divisant leur ancien salaire par 20.

Ce guide vous donne une méthode structurée pour calculer votre TJM, des repères chiffrés par métier et par niveau d'expérience, et les leviers concrets pour l'augmenter sans perdre de clients.


Qu'est-ce que le TJM en freelance ?

Définition du taux journalier moyen

Le TJM — taux journalier moyen — correspond au montant qu'un freelance facture pour une journée de travail. C'est l'unité de mesure standard du marché de la prestation de services, utilisée aussi bien sur les plateformes comme Malt que dans les contrats de mission en ESN ou en direct avec les entreprises.

Concrètement, quand un client vous demande votre TJM, il veut savoir combien lui coûtera une journée de votre temps. C'est à partir de ce chiffre que se négocie l'ensemble d'une mission : si votre TJM est de 500 € et que la mission dure 20 jours, le budget total sera de 10 000 € HT.

TJM, taux horaire, forfait : quelle différence ?

Le TJM n'est pas la seule façon de facturer en freelance, mais c'est la plus répandue en prestation de services B2B. Voici comment les trois modèles se distinguent.

Le taux horaire découpe la journée en heures facturables. Il convient aux missions courtes ou aux interventions ponctuelles (support technique, consulting ponctuel). Son inconvénient : il pénalise les freelances rapides et efficaces, puisque plus vous travaillez vite, moins vous gagnez.

Le forfait fixe un prix global pour un livrable défini à l'avance (un site web, une charte graphique, un audit). Il transfère le risque de dépassement sur le freelance, mais offre un potentiel de marge plus élevé quand le périmètre est bien cadré.

Le TJM est le compromis le plus courant. Il est simple à comprendre pour le client, facile à comparer avec le marché, et il vous protège contre les missions qui s'éternisent puisque chaque jour supplémentaire est facturé.

Quelle que soit la méthode de facturation choisie, connaître son TJM reste indispensable. Même si vous facturez au forfait, c'est votre TJM qui vous permet de vérifier que le forfait proposé couvre réellement le temps passé.

TJM HT ou TTC : lequel facturer ?

En France, le TJM se négocie et se communique quasi systématiquement en HT (hors taxes). C'est la convention du marché. Quand un recruteur ou un client vous demande votre TJM, il attend un montant HT.

La TVA s'ajoute ensuite sur la facture. Si vous êtes en micro-entreprise et que vous bénéficiez de la franchise en base de TVA, vous facturez sans TVA — votre TJM HT est donc aussi votre TJM TTC. Dès que vous dépassez les seuils de franchise (36 800 € pour les prestations de services) ou que vous exercez en SASU/EURL, la TVA de 20 % s'applique.

Point important : si vous êtes assujetti à la TVA, ne faites pas l'erreur de la considérer comme un revenu. La TVA collectée auprès de vos clients est intégralement reversée à l'État. Votre vrai chiffre d'affaires, c'est le montant HT.


Comment calculer son TJM freelance en 4 étapes

Le calcul du TJM repose sur une logique simple : combien devez-vous facturer par jour pour couvrir toutes vos dépenses et atteindre le revenu net que vous visez ? Voici la méthode pas à pas.

Étape 1 — Définir son revenu net annuel cible

Commencez par la fin : combien voulez-vous gagner net par mois, sur votre compte en banque, après impôts et charges ? C'est votre salaire de référence.

Si vous étiez salarié, ne prenez pas simplement votre ancien salaire net. En freelance, vous n'avez plus de congés payés, de mutuelle d'entreprise, de tickets restaurant ni de cotisation retraite complémentaire employeur. Pour maintenir le même niveau de vie qu'un salarié à 3 000 € net par mois, visez au minimum 3 500 à 4 000 € net en freelance.

Exemple : vous visez 3 500 € net par mois, soit 42 000 € net par an.

Étape 2 — Estimer ses charges et cotisations selon son statut

Le montant des charges varie considérablement selon votre statut juridique. C'est la variable qui fait toute la différence dans le calcul.

En micro-entreprise, les cotisations sociales représentent environ 21,1 % du chiffre d'affaires pour les prestations de services (BNC). S'y ajoute le versement libératoire de l'impôt sur le revenu (2,2 %) si vous y êtes éligible. Total : environ 23,3 % de votre CA.

En EURL à l'IS, les cotisations sociales du gérant TNS tournent autour de 45 % de la rémunération nette versée. C'est moins élevé qu'en SASU, mais la couverture sociale est également moindre (notamment sur la retraite complémentaire).

En SASU, les cotisations salariales et patronales du président représentent environ 75 à 82 % du salaire net versé. C'est le statut le plus coûteux en charges, mais celui qui offre la meilleure protection sociale (régime général).

En portage salarial, les frais de gestion (6 à 10 % du CA) s'ajoutent aux charges patronales et salariales classiques. Au total, il faut facturer environ 2 à 2,5 fois le salaire net visé.

N'oubliez pas les charges fixes de fonctionnement : assurance RC pro (200 à 600 €/an), comptable (1 200 à 3 000 €/an en société), outils et logiciels (500 à 2 000 €/an), coworking éventuel, mutuelle, prévoyance, et la CFE (cotisation foncière des entreprises).

Étape 3 — Compter ses jours réellement facturables

C'est le piège numéro un du calcul. Une année compte 365 jours, mais un freelance ne facture jamais 365 jours — ni même 260 jours ouvrés.

Partez de 260 jours ouvrés et retirez les jours non facturables : 25 jours de congés (personne ne vous les paye), 5 à 10 jours de formation, 10 à 15 jours fériés, et surtout 30 à 50 jours de prospection, administratif, comptabilité, création de contenu et intercontrat.

Un freelance bien installé facture en moyenne 180 à 200 jours par an. Un freelance en début d'activité, plutôt 120 à 150 jours. Si vous comptez 220 jours dans votre calcul, vous allez sous-estimer votre TJM et travailler à perte.

Étape 4 — Appliquer la formule de calcul du TJM

La formule est la suivante :

TJM = (Revenu net annuel cible + Charges sociales annuelles + Charges de fonctionnement) ÷ Nombre de jours facturables

Prenons un exemple concret pour un freelance en EURL :

Revenu net annuel cible : 42 000 €. Charges sociales (≈ 45 % du net) : 18 900 €. Charges de fonctionnement (comptable, assurance, outils, mutuelle) : 5 000 €. Total annuel nécessaire : 65 900 €. Jours facturables : 180 jours.

TJM = 65 900 ÷ 180 = 366 € HT/jour

Le même calcul en SASU, avec des charges sociales à 80 % du net, donnerait un TJM de 452 € HT/jour. En micro-entreprise avec le taux de 23,3 %, le TJM serait d'environ 320 € HT/jour — mais attention, la micro-entreprise a des plafonds de CA (77 700 € pour les prestations de services) qui limitent la marge de manœuvre.

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TJM freelance par métier : les tarifs moyens en 2026

Les chiffres qui suivent sont des fourchettes observées sur le marché français, toutes sources confondues (plateformes, ESN, missions en direct). Ils correspondent à des TJM HT pour des missions en France métropolitaine.

Développement et IT

Le secteur tech reste celui où les TJM sont les plus élevés, porté par une demande structurelle qui dépasse l'offre sur de nombreuses spécialisations.

Un développeur front-end junior (0 à 2 ans) se positionne généralement entre 300 et 400 €/jour, tandis qu'un profil confirmé (3 à 5 ans) atteint 450 à 600 €. Les profils seniors et les architectes techniques dépassent couramment les 650 à 900 €/jour. Les spécialisations les plus recherchées — DevOps, data engineering, cybersécurité, IA/ML — affichent des TJM encore supérieurs, souvent entre 700 et 1 200 € pour les experts.

Les développeurs full-stack confirmés tournent autour de 500 à 700 €/jour. Les chefs de projet technique et les Scrum Masters se positionnent entre 500 et 800 €, selon l'envergure des projets gérés.

Design et création graphique

Le design est un marché plus hétérogène. Un graphiste généraliste facture entre 250 et 450 €/jour selon son expérience. Un directeur artistique confirmé peut atteindre 500 à 700 €/jour.

Le design UX/UI tire les tarifs vers le haut : un UX designer confirmé facture entre 450 et 650 €, et les UX researchers seniors dépassent les 600 €/jour. Le motion design se situe dans une fourchette similaire, entre 400 et 650 € selon la complexité des projets.

Les brand designers spécialisés en identité de marque facturent souvent au forfait, mais leur TJM équivalent se situe entre 400 et 600 €/jour.

Marketing, SEO et communication

Un consultant SEO junior commence entre 300 et 400 €/jour. Les profils confirmés (3 à 7 ans) se positionnent entre 450 et 650 €, et les experts reconnus dépassent les 700 €/jour — surtout ceux qui se spécialisent sur des problématiques techniques (SEO international, migrations, e-commerce à grande échelle).

Les consultants en marketing digital facturent entre 400 et 700 €/jour selon leur spécialisation (acquisition payante, growth, stratégie marketing). Les community managers se situent plus bas, entre 250 et 400 €/jour, tandis que les rédacteurs web facturent entre 200 et 450 €/jour.

Conseil, gestion de projet et data

Les consultants en management et en transformation digitale affichent des TJM parmi les plus élevés du marché freelance : 600 à 1 100 €/jour pour les profils senior. Les coaches agiles se positionnent entre 600 et 900 €, les product managers entre 500 et 800 €.

Les data analysts juniors démarrent autour de 350 à 450 €/jour, quand les data scientists confirmés atteignent 550 à 850 €. Les profils combinant data et IA sont aujourd'hui parmi les plus demandés, avec des TJM qui peuvent dépasser les 1 000 €/jour pour les experts.


Équivalence TJM — salaire net : combien reste-t-il vraiment ?

Grille de conversion TJM → salaire net (de 300 à 800 €/jour)

C'est la question que tout freelance se pose : "Avec un TJM de X euros, combien je gagne réellement ?" La réponse dépend de votre statut juridique et du nombre de jours facturés dans l'année. Le tableau ci-dessous donne une estimation sur la base de 180 jours facturés par an.

TJM HT CA annuel (180 j) Net approx. Micro Net approx. EURL Net approx. SASU
300 € 54 000 € ~38 000 € ~30 000 € ~25 000 €
400 € 72 000 € ~50 000 € * ~42 000 € ~35 000 €
500 € 90 000 € Plafond dépassé ~55 000 € ~45 000 €
600 € 108 000 € Plafond dépassé ~68 000 € ~55 000 €
700 € 126 000 € Plafond dépassé ~80 000 € ~65 000 €
800 € 144 000 € Plafond dépassé ~92 000 € ~75 000 €

* Attention : en micro-entreprise, le plafond de CA pour les prestations de services (BNC) est de 77 700 €. Au-delà, il faut changer de statut.

Ces chiffres sont des estimations hors impôt sur le revenu et hors optimisations fiscales (frais professionnels, dividendes en SASU, etc.). Ils donnent un ordre de grandeur, pas une fiche de paie.

L'impact du statut juridique sur le revenu net

Le tableau ci-dessus révèle un écart significatif entre statuts. À TJM identique, un freelance en micro-entreprise conserve une part plus importante de son CA — mais il est limité par le plafond et ne peut pas déduire ses frais professionnels.

En EURL à l'IS, le gérant TNS bénéficie de charges sociales plus basses qu'en SASU et peut optimiser sa rémunération en combinant salaire et dividendes. La SASU offre la meilleure couverture sociale (régime général), mais c'est le statut le plus gourmand en charges.

Le portage salarial, non inclus dans le tableau, se situe entre l'EURL et la SASU en termes de net perçu, avec un avantage : zéro gestion administrative. Les frais de gestion (6 à 10 % du CA) sont compensés par l'absence de frais de comptable et la prise en charge intégrale de l'administratif.

Le choix du statut dépend de votre situation personnelle, de votre volume de CA prévu et de vos priorités (protection sociale vs. optimisation fiscale). Ce n'est pas un choix anodin : à 500 €/jour sur 180 jours facturés, l'écart entre EURL et SASU représente environ 10 000 € de revenu net annuel.


5 erreurs qui plombent le TJM des freelances

Sous-estimer ses charges réelles

La plupart des freelances calculent leur TJM en pensant aux cotisations sociales, mais oublient tout le reste : mutuelle complémentaire (80 à 200 €/mois), prévoyance (50 à 150 €/mois), assurance RC pro, CFE, comptable, logiciels métier, matériel informatique, éventuel coworking. Ces "petites" charges cumulées représentent facilement 4 000 à 8 000 € par an. Si elles ne sont pas intégrées au calcul, votre TJM est structurellement sous-évalué.

Oublier les jours non facturés

Compter 220 jours facturables quand vous en facturerez réellement 160 revient à sous-évaluer votre TJM de 27 %. C'est l'erreur la plus coûteuse et la plus fréquente. Prospection, administratif, formation, congés, intercontrat : tout ce temps non facturé doit être absorbé par les jours qui le sont. Si vous n'avez pas encore d'historique, partez sur 160 jours la première année et ajustez ensuite.

Se caler sur les tarifs des plateformes

Les plateformes de freelancing tirent structurellement les prix vers le bas. La mise en concurrence instantanée de dizaines de profils sur chaque mission pousse les freelances à baisser leur tarif pour décrocher le contrat. Utiliser ces tarifs comme référence revient à construire votre TJM sur le dénominateur le plus bas du marché. Les missions en direct ou via le réseau se négocient presque toujours 15 à 30 % au-dessus des tarifs plateformes. Si vous diversifiez vos canaux d'acquisition — trouver des missions freelance ne se limite pas à Malt —, vous aurez davantage de levier sur vos tarifs.

Ne jamais réévaluer son TJM

Votre TJM de lancement n'est pas votre TJM définitif. Après 6 à 12 mois d'activité, vous avez gagné en expérience, en références et en efficacité. Si vous ne réévaluez pas votre tarif, vous laissez de l'argent sur la table. Un bon réflexe : révisez votre TJM une fois par an, en tenant compte de l'inflation, de l'évolution de vos compétences et des tarifs du marché. Une augmentation de 5 à 10 % par an est parfaitement raisonnable et acceptée par les clients si elle est accompagnée d'une montée en valeur.

Confondre chiffre d'affaires et revenu

Facturer 6 000 € dans un mois ne signifie pas que vous gagnez 6 000 €. Après cotisations sociales, impôts, charges de fonctionnement et provision pour les mois creux, il vous restera entre 40 et 60 % de ce montant selon votre statut. Cette confusion pousse beaucoup de freelances à accepter des missions mal rémunérées en pensant qu'elles sont rentables. Gardez toujours en tête votre taux de conversion CA → net (environ 55 % en EURL, 45 % en SASU, 75 % en micro — avant IR).

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Comment augmenter son TJM sans perdre de clients

Spécialiser son positionnement

C'est le levier le plus puissant et le plus sous-exploité. Un freelance généraliste se retrouve en concurrence avec des milliers de profils et n'a d'autre choix que de jouer sur le prix. Un freelance spécialisé — par secteur, par problématique ou par technologie — réduit drastiquement sa concurrence et peut facturer en conséquence.

Un développeur web qui se positionne comme expert Shopify pour les marques e-commerce de mode peut facturer 30 à 50 % de plus qu'un développeur web généraliste. Un consultant marketing spécialisé dans l'acquisition B2B SaaS vaut davantage qu'un consultant marketing "360". La spécialisation crée de la rareté perçue, et la rareté justifie un tarif premium. Si vous ne savez pas comment structurer votre positionnement, une formation freelance axée sur la stratégie commerciale peut vous faire gagner des mois de tâtonnement.

Changer de canal d'acquisition

Le canal par lequel vous trouvez vos clients influence directement le TJM que vous pouvez négocier. Sur une plateforme, vous êtes en concurrence ouverte et le client compare les prix. En prospection directe via LinkedIn ou par recommandation, vous êtes seul face au client et la négociation porte sur la valeur, pas sur le tarif.

Investir dans votre visibilité — que ce soit via une stratégie LinkedIn structurée, du contenu expert ou un réseau de prescripteurs — vous permet d'attirer des clients qui vous choisissent pour votre expertise plutôt que pour votre prix. Ce sont ces clients-là qui acceptent un TJM premium sans sourciller.

La recommandation reste le canal le plus puissant : un client satisfait qui vous recommande à un pair transfère sa confiance. Le prospect arrive déjà convaincu, et la négociation tarifaire est quasi inexistante.

Annoncer une hausse aux clients existants

Augmenter son TJM avec les nouveaux clients est facile — il suffit d'annoncer le nouveau tarif. L'exercice est plus délicat avec les clients existants, mais il est indispensable si vous ne voulez pas vous retrouver avec un portefeuille de missions sous-tarifées.

La méthode qui fonctionne : prévenez votre client 1 à 2 mois avant le renouvellement de la mission. Expliquez que votre TJM évolue (sans vous justifier excessivement) et donnez le nouveau tarif. Accompagnez l'annonce d'un rappel concret de la valeur que vous apportez : résultats obtenus, problèmes résolus, gains de temps ou de chiffre d'affaires générés.

La plupart des clients acceptent une hausse de 5 à 15 % sans broncher, parce que le coût de vous remplacer (recrutement, onboarding, perte de contexte) est bien supérieur à la différence de tarif. Si un client refuse catégoriquement toute augmentation après plusieurs années de collaboration, c'est un signal : il vous perçoit comme un coût, pas comme un partenaire. Il est peut-être temps de remplacer cette mission par un client qui valorise réellement votre travail.


FAQ

Quel salaire avec un TJM de 500 € ?

Avec un TJM de 500 € HT et 180 jours facturés par an, votre chiffre d'affaires annuel atteint 90 000 €. Le revenu net varie selon le statut : environ 55 000 € en EURL (soit ~4 580 €/mois net), environ 45 000 € en SASU (~3 750 €/mois net). Ces estimations sont avant impôt sur le revenu. En micro-entreprise, ce TJM dépasse rapidement le plafond autorisé et impose un changement de statut.

Quel TJM pour un freelance débutant ?

Un freelance débutant (moins de 2 ans d'expérience) se positionne généralement entre 250 et 400 €/jour selon son métier. En développement web, comptez 300 à 400 €. En graphisme ou en rédaction web, plutôt 200 à 350 €. L'erreur serait de descendre en dessous de votre TJM minimum calculé (celui qui couvre vos charges et votre revenu cible) pour décrocher vos premières missions. Mieux vaut investir dans sa prospection — apprendre à trouver des prospects gratuitement — que de brader son tarif.

Faut-il baisser son TJM pour décrocher une longue mission ?

C'est tentant, mais rarement judicieux. Une mission longue apporte de la visibilité financière et réduit le temps de prospection, ce qui a une valeur réelle. Il est donc légitime d'accorder un geste — de l'ordre de 5 à 10 % maximum — en échange d'un engagement ferme de plusieurs mois. Au-delà de 10 % de réduction, vous dévalorisez votre expertise et vous créez un précédent difficile à corriger. Et surtout, gardez à l'esprit qu'une mission longue mal payée, c'est du temps que vous ne consacrez pas à trouver un client prêt à payer votre vrai tarif.

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