Petite anecdote perso :
Quand j'ai commencé à lancer mes premiers projets entrepreneuriaux à 18 ans, j'étais paralysé par le fait de prendre des mauvaises décisions.
Je pensais que si je prenais une, deux… puis trois mauvaises décisions, ce serait la fin et que j'échouerais à cause de ces mauvaises décisions.
Alors, déjà, j'avais complètement tort.
Preuve en est, aucun des projets que j'ai lancé en ayant peur de prendre de mauvaises décisions n'a eu de succès. Pourtant, ce qui est paradoxal et drôle à remarquer, c'est que c'est finalement une suite de mauvaises décisions qui m'a fait échouer ces projets.
Donc, si je résume :
En gros, je prenais 4 mois à prendre une décision et en plus elle était mauvaise et que vu que je mettais 4 mois à la prendre, je m'y étais attaché, donc je ne voulais plus revenir en arrière et je continuais à m'accrocher à ces décisions, en grande partie, mauvaises…
Au contraire, quand on a lancé Cherry Agency avec Orane (notre agence de site web en 2023), j'ai adopté le mindset opposé et je l'ai même formulé en une phrase que je me répétais tous les jours :
Action > Réflexion
L'idée était simple : je vais tester un max de choses, prendre un max de décisions bonnes ou mauvaises et SURTOUT : pivoter le plus rapidement possible à chaque fois pour ne pas m'accrocher inutilement aux mauvaises idées et pouvoir finalement "trouver" plus rapidement les "bonnes" décisions.
En faisant ça, on est passé de 0 à 10k€/mois en moins de 3 mois.
Et évidemment, c'est pas seulement grâce à ça si on a eu ces résultats et ça a été couplé à des +9/10h de travail par jour à deux.
Mais, adopter ce mindset et le suivre tous les jours, ça a été game-changer dans ma vie d'entrepreneur.
Pourquoi je te raconte tout ça ?
Parce que pour toi, c'est exactement la même chose.
On a accompagné +300 freelances avec Produscale et je parle avec des freelances tous les jours. C'est clairement un pattern qui revient régulièrement.
Aujourd'hui, on va donc voir les 9 pires décisions que tu peux prendre pour ton business de Freelance.
Et avant même de commencer, si tu ne dois retenir qu'une seule chose de cet article, je veux que ce soit l'adoption de ce mindset : Action > Réflexion.
N'ai pas peur de suivre ce cycle : Tester → Analyser → Garder/Jeter → Recommencer.
Il n'y a que comme ça que tu avanceras dans le business. Et plus tu suis ce cycle rapidement, plus tu auras des résultats rapides.
Margaux, consultante marketing, stagnait depuis plusieurs mois. Elle bossait, mais ça n'avançait pas. Elle n'avait pas de méthode claire pour structurer son activité et identifier ce qui fonctionnait vraiment.
On a travaillé ensemble sur ses fondamentaux : offre, positionnement, acquisition.
Résultat :
Maintenant, le top c'est quand même que tu te rendes comptes des mauvaises décisions que tu as pris et que tu les corrige. Alors, c'est parti !
PS : cet article va te rediriger vers 9 autres articles complets sur les 9 mauvaises décisions que je vais te donner. C'est tout simplement monstrueux en terme de valeur. Alors pense à l'enregistrer ou à l'envoyer à des potes freelances qui en auraient besoin.
"Fais ce que tu aimes et tu n'auras jamais à travailler un seul jour de ta vie."
Magnifique citation. Business model catastrophique mdr
Parce que le marché s'en fiche de ta passion.
Le marché veut résoudre ses problèmes urgents et douloureux. Et si ce que tu proposes ne résout pas un problème que quelqu'un est prêt à payer pour résoudre… bah ton offre ne sert à rien.
Une métaphore que j'aime bien donner :
Imagine une voiture, la passion, c'est le carburant.
Le volant, c'est le marché.
Et si t'as mis ta passion au volant, tu roules droit dans le mur sans t'en rendre compte.
En gros, tout ton business doit être guidé (volant) par le marché, les besoins concrets de ta cible et ce que proposent tes concurrents. Ta passion, c'est juste intégrer une partie ou tout ce que tu aimes faire dans ta presta.
Mais pas l'inverse.
Les freelances qui vivent bien de leur activité ont tous fait la même chose : ils ont commencé par ce qui se vend, pas par ce qui les fait kiffer. Ils ont sécurisé le cash d'abord. Et ils ont réintroduit la passion ensuite, une fois qu'ils avaient le droit de le faire.
L'argent d'abord. La passion ensuite.
C'est contre-intuitif, c'est pas sexy. Mais c'est ce qui fonctionne.
Par ailleurs, il arrive (assez régulièrement même) que tu puisses directement couplé passion et argent. Mais le seul moyen de savoir ça et SURTOUT, de le faire bien, c'est de réaliser une analyse de marché approfondie et d'avoir des données de marché concrètes sur lesquelles s'appuyer pour être certains que ton offre (basée sur ta passion) va se vendre.
Ça rejoint ce dont je parle au-dessus.
C'est une des pires choses à faire dans le business.
Se lancer sans analyse profonde de son marché, sans analyser qui sont ses concurrents. Sans comprendre ce que les clients veulent vraiment. Sans savoir à quel prix le marché achète. Sans regarder quels canaux d'acquisition marchent…
C'est s'assurer d'avancer au hasard.
Tu testes des trucs, parfois ça marche. La plupart du temps non.
Et tu comprends jamais pourquoi.
Et tu seras peut-être tenté de me dire que ça entre en contradiction avec le mindset : Action > Réflexion.
Et je te répondrais que c'est que tu as mal lu le cycle que je t'ai partagé en intro. Je te le remet là : Tester → Analyser → Garder/Jeter → Recommencer.
Tester sans analyser… ça ne sert à rien.
Sinon tu ne sais pas ce qui fonctionne ou pas. Et tu continues de tout faire à l'aveugle en espérant, comme si tu jouais à la roulette.
Analyser son marché, ça doit surtout être fait au moment où tu construis ton offre et où tu te lances, mais pas que. Ça doit continuellement être fait, car le marché évolue vite. Très vite.
C'est, encore une fois, un mindset et une méthodologie à adopter. Après, ça coule de source.
On fait systématiquement ce travail avec nos clients dans l'accompagnement Produscale. C'est le plus important, de loin. Car il guide toutes les décisions qui seront prises. Afin de statistiquement prendre le moins de mauvaises décisions possibles. Parce que le marché nous donne ces réponses.
"Je veux pas me fermer de portes."
C'est la phrase que j'entends le plus. C'est normal de penser comme ça, c'est instinctif.
Mais en business, il y a souvent des choses contre-intuitives qui payent fort. Et le fait que se nicher t'apportera finalement plus d'opportunités, c'est vrai.
Je te sors la phrase classique : mais si tu veux toucher tout le monde, tu ne toucheras finalement personne.
Ton profil LinkedIn sera vague, ton offre sera floue, ton discours sera générique. Et quand un client aura un problème précis, il ira vers le spécialiste.
Pas vers toi.
Et si tu as peur de te nicher à cause du sentiment "d'enfermement" que ça peut créer, je comprends.
C'est pour ça qu'on a développé le concept de "niche fluide" en interne : un positionnement clair dans la tête de ta cible, mais assez flexible pour évoluer pour toi et ton marché.
Bon, tu vois que ça rejoint encore une fois ce dont je te parlais en intro.
Si tu passes 3 semaines sur Notion à structurer tes packages. Que tu reformules ta promesse 14 fois. Que tu t'ai comparé à 25 concurrents dans ta tête. Que as créé 3 versions de ta page de services.
Et que t'as toujours pas parler avec des prospects… alors t'as tout faux.
Parce que dans ce cas, ton offre n'est pas construite avec le marché. Elle est construite avec ton imagination. C'est une hypothèse dans ta tête. Pas une offre validée par le marché.
Le jour où tu mets ton hypothèse devant un vrai prospect et qu'il te dit "c'est pas ce que je cherche" ou "j'ai pas compris ce que tu fais", tu as 2 façons de réagir :
Dans les 2 cas, tu signeras pas de clients et tu seras habité par le stress, les doutes et les remises en questions permanentes.
Les freelances qui ont les meilleures offres n'ont jamais passé 3 semaines sur Notion. Ils ont proposé un truc imparfait. Ils se sont pris des "non". Ils ont écouté ce que le marché leur disait. Et ils ont ajusté. En boucle.
(Tester → Analyser → Garder/Jeter → Recommencer)
Vends avant de construire. Pas l'inverse.
Tu factures à l'heure. Ou au jour. Ou au TJM.
Et tes clients te négocient. À chaque fois. Parce que quand tu vends du temps, la seule question c'est : "est-ce que ton temps vaut vraiment ce prix ?" Et comme ton client peut pas mesurer la valeur de ton temps, il négocie. Par défaut.
Le shift, c'est de passer de "combien je coûte" à "combien je rapporte".
Dans la prestation de services, tu peux apporter à ton client :
Si ta page produit apporte +2% de conversion sur un site qui fait 100K€/mois, ça fait 24K€ de CA annuel supplémentaire
Tu crois vraiment que le client va négocier 3000€ pour un ROI de 24 000€ ?
Et au-delà du pricing, c'est toute ta posture qui doit changer. Quand tu te comportes comme un partenaire stratégique plutôt qu'un exécutant, tes prospects arrêtent de te comparer aux autres. Tu deviens irremplaçable.
T'as forcément un truc que personne d'autre n'a.
Ça peut être un parcours, une expérience, une double compétence, une obsession, un vécu, un angle ou juste un truc banal de ta vie que tu ne considères même pas comme un avantage.
Et tu ne l'exploites pas.
Pire : tu ne sais même pas que c'est un avantage.
Tu te compares aux autres sur les compétences techniques, les certifications, les années d'expérience. Que des choses qu'un concurrent motivé peut rattraper en 6 mois.
Mais ton vécu, ton histoire, ta combinaison unique de compétences et d'expériences, ça, personne peut le copier. C'est ce que le monde startup appelle : un unfair advantage.
Et si tu ne le cultives pas, tu te prives de la seule chose qui te rend vraiment impossible à remplacer.
Avec Orane, notre unfair advantage par exemple c'est d'entreprendre en couple.
Grâce à ça, on a 2x plus de visibilité, 2x plus d'impact, on peut travailler jusqu'à minuit sans se prendre de remarques de notre conjoint.e et encore plein d'autres avantages que même notre concurrent le plus qualifié et expérimenté n'aura pas.
Ça a parfois rien à voir avec une "compétence business" l'unfair advantage. C'est un truc de vie. Et c'est ton actif le plus puissant.
Tu mets toute ton énergie dans l'expérience client. Tu veux sur-délivrer. Tu veux que tes clients soient contents.
Et c'est bien dans le fond.
Mais t'oublies un truc : avant de devenir des clients, ces personnes sont des prospects. Et si l'expérience que tu leur fais vivre en tant que prospects est moyenne, ils ne deviendront jamais des clients. Et ils ne profiteront jamais de ta super expérience client.
Ton prospect se fait une opinion sur toi AVANT même de te parler.
Tout ça, c'est de la valeur perçue.
Et si c'est moyen ou que c'est comme ce que font tous les autres freelances, alors tu perds des deals sans même savoir pourquoi.
Je suis prêt à parier que c'est la première fois que tu entends parler de "l'expérience prospect" comme levier de vente. Et c'est normal. Personne en parle. Et pourtant, c'est un des leviers les plus puissants pour améliorer ton taux de closing sans devenir meilleur en vente.
C'est ce qu'on appelle le cycle fête-famine.
T'as pas de client → tu prospectes en mode panique → tu trouves une mission → tu te jettes dessus → tu arrêtes de prospecter → la mission se termine → t'as rien derrière → tu recommences en mode panique.
Et on a récupérer des freelances dans l'accompagnement qui vivaient comme ça depuis des mois et même des années pour certains.
Et le pire, c'est que ces freelances croient que c'est normal.
Ils croient que "c'est ça le freelancing". Les montagnes russes, l'incertitude et le stress permanent.
Non, ça c'est juste ce qu'il se passe quand tu abordes le freelancing sans système.
Les freelances qui ont un CA stable ne ferment jamais le robinet de l'acquisition. Même quand ils sont full.
Léa, Social Media Manager, avait une acquisition floue.. et donc un CA imprévisible. Pas de méthode, pas de pipeline, pas de stabilité.
Avec elle, on a mis en place une vraie stratégie d'acquisition from scratch.
Résultat :
Il suffit d'un ou deux systèmes d'acquisition minimum viable et ça peut être réglé en 30 minutes par jour. Du contenu, de l'engagement, des conversations… le plus important, c'est juste de bien le faire tous les jours.
Alors, pour cette dernière décision, celle de vouloir aller trop vite. Je sais que ça concerne un peu moins de freelances. Tout le monde n'a pas des ambitions démesurées et n'est pas forcément pressé.
Mais, je pense que c'est important de faire un petit point pour ceux qui se sentiraient concernés.
Si tu fais 3k€/mois et que tu penses déjà à monter une agence, que tu veux recruter, que tu veux "scaler"…. que tu as hâte de passer de freelance à "chef d'entreprise".
C'est bien en soit. Mais ne met pas la charue avant les boeuf ou tu risques de te crâmer.
Je le sais parce que j'ai fait exactement la même erreur.
À 18 ans, je voulais lancer une startup et lever des millions. À 20 ans, j'essayais de lancer des projets trop ambitieux. À 22 ans, je rêvais d'un SaaS à 100k€/mois.
Résultat : Malgré la revente d'un SaaS, tout le reste n'a été que des échecs cuisants.
Puis j'ai switché en freelance avec Orane. C'était dur psychologiquement. J'avais l'impression de passer d'un mec "ambitieux" à un "simple prestataire de service".
Finalement, ça a été la plus grande leçon d'humilité de ma vie.
En quelques mois, comme je te l'ai dit au début de cet article, on faisait déjà +10k€ par mois. Et surtout, je n'ai jamais autant appris sur le business.
Je me suis renseigné et sache que 72% des entrepreneurs à succès ont d'abord exercé une activité freelance avant de créer une entreprise avec des salariés.
Le freelancing, c'est vraiment le meilleur diplôme entrepreneurial qui soit. Et il est "gratuit". C'est même tes clients qui financent ton apprentissage.
Alors si tu aspires à "plus", arrête de vouloir brûler les étapes.
Maîtrise d'abord les fondamentaux. Et quand t'auras un business freelance solide, rentable, avec des process clairs, là, tu pourras scaler. Sur des bases en béton, pas sur du sable.
Sois honnête.
Si t'en prends 1 ou 2, t'es dans une bonne situation. Tu peux corriger le tir assez vite par toi-même.
Si t'en prends 3, 4 ou 5, t'es en danger. Chaque mois qui passe avec ces décisions en place te coûte de l'argent, du temps, de l'énergie et de la confiance.
Et plus t'attends, plus c'est dur de corriger.
Si t'en prends 6 ou plus, t'es probablement sous les 2K€/mois, tu stresses en permanence, et tu te demandes sérieusement si le freelancing c'est fait pour toi.
Alors, je sais pas si c'est fait pour toi. Ça, toi seul le sait.
Mais ce qui est sûr, c'est que tu as juste pris les mauvaises décisions. Et la bonne nouvelle, c'est que les décisions, ça se change.
On a accompagné +300 freelances chez Produscale. Et à chaque fois, le chemin est le même : on identifie les mauvaises décisions, on les inverse, et les résultats suivent.
Notamment en appliquant le cycle le plus puissant qui existe un business :
Tester → Analyser → Garder/Jeter → Recommencer.
Sauf que là, c'est 10x plus puissant et rapide, car on est là en 1:1 avec toi pour t'empêcher de prendre un maximum de mauvaises décisions et te pousser vers les bonnes décisions.
Parce qu'on l'a vu et revu des centaines de fois. On sait ce qu'on fait.
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